B/ Quelles techniques la police scientifique utilise-t-elle pour identifier l'ADN d'une personne ?

 

       Les méthodes d’extraction et de définition du profil génétique d’un individu à partir d’une trace laissée sur une scène de crime ou d’un prélèvement biologique ne cesse d’évoluer. Le principe reste le même : répétées en tandem, certaines séquences d’ADN non codant varient d’un individu à un autre de par leur taille, leur nombre et leur espacement. L’expertise biologique en police scientifique a mis en évidence deux types de séquences : les VNTR (Variable Number Tandem Repeats), segments constitués de centaines de paires de base, puis les STR (Short Tandem Repeats) qui comme leur nom l’indique sont de taille plus petite : longs de trois à sept paires de base.

 

1- Prélèvement d'une cellule et extraction d'ADN d'une cellule.

 

      Pour pouvoir étudier précisément l’ADN d’une personne et retrouver le profil de cette personne, il est donc nécessaire de prélever une cellule de la peau, ou bien une cellule de sang, ou encore de salive, et ensuite d’extraire l’ADN à partir de cette cellule.

      Le prélèvement d’une cellule s’effectue grâce à une micropipette. L’opération consiste à, ensuite, extraire de l’ADN de cette cellule.

Extraction   Extraction 2

 Extraction d’ADN à partir d’un échantillon contenant des cellules humaines.

Purificatiopn 

Purification: Séparation de l'ADN et du reste de la cellule.

 

       L’extraction de l’ADN effectuée, il faut maintenant identifier cet ADN pour pourvoir retrouver le profil de la personne à qui il appartient.

 

 

2- Identification de l'ADN.

 

- La technique RFLP :

 

       Mise au point par Alec Jeffreys, la technique RFLP consiste à couper l’ADN en fragments avec des enzymes de restriction. Les millions de fragments de taille variable sont ensuite séparés en utilisant un gel d’électrophorèse : le courant électrique déplace les fragments en fonction de leur taille. Des sondes repèrent ensuite les séquences uniques qui, après une procédure de révélation radioactive, apparaissent sous forme de « codes-barres ».

 

Schéma de la technique RFLP :

 

Segments d'ADN

 Les segments d'ADN sont séparés par électrophorèse.

Séquence d'ADN en forme de "code barre" 

Séquence d'ADN en forme de "code-barres".

 

 

       Cette technique détaillée avait un avantage : son très fort pouvoir discriminant. Mais ses inconvénients ont vite pesé plus lourd. Longue à mettre en œuvre, d’interprétation incertaine dans le cas de mélange d’ADN, elle nécessitait une quantité importante d’ADN, de nature non dégradée, et des échantillons nombreux pour pouvoir mener des contre-expertises avec ce procédé destructif. Bien plus que ce que la scène de crime peut très souvent offrir aux enquêteurs. Elle est aujourd’hui abandonnée en criminalistique.


- La technique PCR :

 

       Dès 1985, une équipe de chercheurs californiens avait révolutionné la toute jeune révolution en mettant au point une technique d’amplification de l’ADN : la PCR. C’est elle qui étudie les séquences courtes dites STR. Ces séquences spécifiques qu’on veut étudier sont dupliquées à grande échelle in vitro et révélées via des molécules fluorescentes. Les fragments amplifiés étant de petite taille, il devient possible d’établir un profil à partir de traces dégradées même recueillies en petites quantité, en peu de temps.


Schéma de la technique PCR :

Adn purifiéAdn purifié 2

 L'ADN purifié est soumis à un traitement qui permet de multiplier seulement les sites intéressants.

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