B/ Révélateur chimique ou mécanique?


1- Les révélateurs chimiques.

 

       Le traitement chimique le plus connu pour les objets non poreux est le fumage avec la Super Glu, un cyanoacrylate. Les fumées obtenues en faisant chauffer la colle à son point d'ébullition (environ 50°C) dans un espace confiné, flottent au-dessus de l'objet couvert d'empreintes. Les produits chimiques contenus dans les vapeurs adhèrent aux acides aminés (protéines et acides gras) de l'empreinte, formant une substance blanche qui peut être photographiée directement si l'objet est blanc, ou traitée ensuite avec des poudres noires ou grises puis relevée. L'adhérence de la colle en fait un bon sujet pour les poudres, et nombre de teintes fluorescentes sont aussi disponibles pour les empreintes au cyanure.

 

2)  Les révélateurs mécaniques.

 

       Depuis longtemps, les spécialistes de l'identité judiciaire diverses poudres (porphyrisées, colorées, magnétiques ou fluorescentes), pour révéler les empreintes latentes. Ces procédés, qui conviennent avant tout pour les surfaces lisses (vitres, miroirs, vaisselles, meubles), ne sont pas adaptées pour les surfaces rugueuses (papiers, cartons, tissus), compte tenu d'une élimination difficile, voire impossible, de l'excès de matière. Il en résulte pour les documents une dégradation souvent irréversible (cas notamment, du noir animal, ou de graphite). De ce fait, la révélation des empreintes sur les papiers relève plus de la compétence de l'expert en document que de celle des fonctionnaires de l'identité.

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